Je pratique la Téhima

 

La TÉHIMA, comme le Taï-Chi, se pratique debout.

Plus les gestes deviendront fluides, plus la chorégraphie sera intégrée,

plus il faudra aussi tenir compte de sa position dans l’espace. 

Nous avons vu plus haut que le Sépher Yétsirah donnait pour chaque lettre une direction dans l’espace. C’est pourquoi il faut tenir compte de l’orientation du corps. Par exemple, il est intéressant de se placer face au Nord-Ouest quand on pratique le Tsadé et au Sud-Est, le Teth. De même si vous avez une carte du ciel et que vous pratiquez la nuit, regardez bien dans le tableau synthétique de l’alphabet vers quel astre ou quelle constellation nous tourner. Hé se fera vers le Bélier, Qof vers le Verseau, Beth vers la Lune ou Guimel vers Mars. 

 

La TÉHIMA se pratique partout, dans une salle ou dans la nature, seul ou en groupe.

 

On écrit une lettre, un mot ou l’alphabet complet. L’enchaînement des 22 TÉHIMAs des lettres hébraïques dure 20 minutes. Le rythme est souvent lent pour permettre aux fascias, aux muscles, au squelette, aux méridiens de bien s’étirer, au souffle de bien oxygéner les tissus et au mental de trouver une paix profonde. Cependant certaines lettres comme le Zayin, qui symbolise l’épée, peuvent être pratiquées avec vivacité comme un art martial.    

En groupe, on exécute chacun une lettre et la pièce devient le parchemin sur lequel chaque mouvement se relie au mouvement de l’autre pour inventer, interpréter de différentes façons cet alphabet corporel. On travaille aussi à deux en rentrant dans l’espace créé par l’autre pour «écrire un mot avec lui».    

On peut utiliser des sons ou de la musique méditative comme celle de Georges Lahy spécialement composée pour la pratique de la médiation hébraïque.    

Certaines lettres demandent de la souplesse mais il y a plusieurs niveaux de pratique ce qui rend cette méthode accessible à tous.

 

Chaque lettre est abordée dans son aspect physique, énergétique symbolique, calligraphique et philosophique. On commence toujours par l’ancrage du corps en trouvant les points d’appuis, on visualise la forme de la lettre ainsi que sa résonance anatomique. 

Le Livre de la Téhima

Découvrez la pratique de la Ténoua*

 

Au printemps 2013 est sorti aux éditions Véga, éditeur spécialisé dans les rapports entre spiritualité et disciplines corporelles, le livre qui servira d'appui à tous les pratiquants ou toutes les personnes voulant avoir des informations solides sur la TÉHIMA, la Kabbale des Lettre et le Corps.

Ce livre donnera un bel aperçu des grands concepts de la Kabbale : l'Arbre des Séphirot, les Quatre Monde, la Symbolique des 22 lettres, l'Homme Primodial Le Sépher Yétsira (traduit par le kabbaliste Lahy)

Puis, très richement illustrées de plus de 500 photos, toutes les postures de la TÉHIMA seront abordées et mises en parallèle avec la symbolique et l'anatomie de chaque lettre.

Les auteurs, Frank Lalou et Tina Bosi ont tenu a garder un langage simple et abordable pas tous. De nombreux tableaux permettent aussi de se faire une idée claire sur des notions souvent confuses pour le lecteur non averti.

 

Les idées développées dans cet ouvrage ont une ambition universelle et ne sont pas figées dans une vision religieuse.

La Téhima jusqu'en 2013 s'appelait la Ténoua.

etc.

 

La traduction de référence utilisée

par Tina Bosi est celle de Georges Lahy.

AUX SOURCES DE LA TÉHIMA

LE SÉPHER YÉTSIRA

 

La gestuelle de la TÉHIMA s’inspire directement du plus ancien livre de Kabbale, le Sépher Yétsirah. Il date certainement, pour sa tradition écrite, des premiers siècles de notre ère. 

 

Chaque lettre y est en relation avec un organe ou une partie du corps. 

Dans la poétique du Sépher Yétsirah, nous comprenons que le monde a été créé par les lettres. 

Notre corps étant le microcosme d’un être divin, l’Adam Kadmon, Homme primordial, chacun des signes créateurs le constitue. 

 

C’est ainsi que le Samekh entre en vibration avec l’estomac, le Zayin avec le pied gauche et le Beth avec l’œil droit.

 

Ce Sépher Yétsirah ne se contente pas de lier les lettres à une partie du corps humain mais les situe dans le cosmos en leur attribuant un astre ou une constellation, à une direction ou un point cardinal, à un sentiment ou à un jour de la semaine ou mois de l’année. Tous ces détails, pour nous enseigner que l’entièreté de notre corps, de nos projections, de notre temps et notre espace est intégrée au Cosmos et contient toutes les graines à l’origine du projet divin de la création.

 

Ces relations corps et lettres sont le fruit des méditations de grands maîtres kabbalistes qui souvent pouvaient être à la fois mystiques, médecins et astronomes. La méditation hébraïque, même si peu de gens connaissent son existence, est une pratique mentionnée dès la Genèse, premier livre de la Bible.